| Lisa (triste solipsisme) lisa se pointe à midi pile les yeux bordés de références qui ne regardent que ces cils et font pâlir la concurrence lisa si fine et sibylline qu’elle en paraît presque réelle quand sous les relents de cyprine elle s’évapore dans mes ruelles et voilà ma belle se taille au ciel d’un seul coup d’aile sauve-toi lisa, tu t’y perdras j’aime tant le silence qui s’installe et si je te serre dans mes bras c’est parc’ que la terre n’est plus stable prends garde au soleil qui revient me caresser le fond du crâne il se pourrait bien que demain ton souvenir trépasse et crame j’ai tourné la page sur le partage du mélodrame lisa, belle à se foutre en l’air monopolise mon autolyse d’un petit air patibulaire mais si joli que je m’enlise lisa, sensible et silencieuse glisse et repasse dans ma mémoire s’éclipse presque facétieuse et me plante là sur le trottoir dans les dédales et les délices de mon désespoir |